Veille de juin 2026

20/04/2026Grille ALARM

À la suite de l’évolution du protocole de Londres en 2024, la HAS a souhaité mettre à jour la grille ALARM (méthode d’analyse des incidents dans le domaine de la santé) : le changement principal consiste en l’ajout d’une huitième catégorie de causes profondes spécifiques aux systèmes d’information et à la technologie (ces causes étaient auparavant mentionnées dans plusieurs autres catégories). Cela permettra une meilleure identification de ces facteurs, et donc facilitera leur analyse ciblée et la mise en place de mesures correctives adaptées.

→ https://www.has-sante.fr/jcms/c_1215806/fr/grille-alarm

17/04/2026Alzheimer : absence de bénéfice clinique des anticorps anti-amyloïdes

Dans l'ensemble, les résultats montrent que l'impact des anticorps monoclonaux sur les fonctions cognitives (score ADAS-Cog) ainsi que sur la sévérité de la démence (CDR-SB) est "absent ou trivial": l'ampleur des effets se situe 'bien en dessous des seuils permettant de dire que la différence observée est cliniquement importante', résument les chercheurs dans un communiqué de la Cochrane. L'effet des anticorps monoclonaux sur les capacités fonctionnelles était "au mieux léger", avec une petite amélioration sur les échelles ADSC-iADL et ADSC-ADL-MCI, mais pas sur l'échelle ADSC-ADL.

→ https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.CD016297/full

17/04/2026L’analyse des évènements indésirables associés aux soins (EIAS) : mode d’emploi

Ce guide a pour but d’apporter aux professionnels du soin et de l’accompagnement un outil simple et didactique pour réaliser l’analyse d’EIAS, quel que soit le secteur dans lequel ils exercent (sanitaire, médico-social, secteur de ville). Il intègre la nécessité de prendre en compte le récit du patient par le biais, notamment, d’un guide d’entretien. En complément, une fiche d’information patient a été développée en collaboration avec le service engagement des usagers de la HAS.

→ https://www.has-sante.fr/jcms/p_3293652/fr/l-analyse-des-evenements-indesirables-associes-aux-soins-eias-mode-d-emploi

17/04/2026SARCLISA (isatuximab)

Avis favorable au remboursement dans l’indication : « SARCLISA est indiqué en association avec le bortézomib, le lénalidomide et la dexaméthasone, pour le traitement d'induction des patients adultes atteints d'un myélome multiple nouvellement diagnostiqué et éligibles à une autogreffe de cellules souches. »

→ https://www.has-sante.fr/jcms/p_3231122/fr/sarclisa-isatuximab

16/04/2026Niveau de qualité des accompagnements des ESSMS en France

Au total, 37% des 47 700 ESSMS ont été évalués (17 790 structures au 31/12/2025), avec 7 263 nouvelles évaluations en 2025. La montée en puissance est confirmée mais plus lente que prévu, avec un risque d'engorgement d'ici 2027. Plusieurs points de vigilance sont à souligner : - Co-construction des projets d'accompagnement (3,26/4), accompagnement à la santé (3,20/4) et surtout démarche qualité & gestion des risques (3,12/4) : marges de progression importantes - Parmi les 18 critères impératifs, seulement 10,5% des ESSMS les satisfont tous - Taux particulièrement faibles sur : gestion de crise (35%), prévention de la maltraitance (41%), traitement des plaintes (43%)

→ https://www.has-sante.fr/jcms/p_3946562/fr/quel-est-le-niveau-de-qualite-des-accompagnements-des-essms-en-France

16/04/2026Rupture d’approvisionnement d’Emend 125 mg (aprépitant) buvable

Pour pallier cette indisponibilité, et en complément des recommandations de la Société française cancers enfant (SFCE), l'ANSM a demandé au laboratoire de mettre en place des importations : - Ivemend 150 mg, poudre pour solution pour perfusion (fosaprépitant) mis à disposition à l’hôpital depuis fin mars 2026. Ce médicament est déjà utilisé dans de nombreux pays européens en alternative à Emend 125 mg, poudre pour suspension buvable (aprépitant) ; - Emend 125 mg, poudre pour suspension buvable à partir de juin 2026 en ville et à l’hôpital. Les boîtes mises à disposition permettront de couvrir environ trois mois de besoins (non renouvelable dans le contexte d’arrêt de commercialisation).

→ https://ansm.sante.fr/actualites/rupture-dapprovisionnement-demend-125-mg-aprepitant-buvable-quelles-solutions-pour-les-patients

16/04/2026Tensions en Wilfactin

Dans le contexte de sa faible disponibilité, l'ANSM demande aux professionnels de santé de limiter le recours à Wilfactin aux situations suivantes : Les situations d'urgence lorsqu’aucune autre alternative n’est disponible sans délai, Le traitement en prophylaxie des patients qui ne peuvent pas bénéficier des alternatives thérapeutiques (présentant une contre-indication à un concentré de facteur von Willebrand contenant du FVIII, facteur de coagulation), notamment les patients de moins de 18 ans. Afin d’accompagner les professionnels de santé, l' ANSM a publié des informations sur les alternatives thérapeutiques et leurs conditions d’utilisation. Elles ont été élaborées en concertation avec la filière de santé Maladies Hémorragiques Rares (MHEMO), qui regroupe plusieurs centres de référence des maladies de la coagulation et le réseau Permedes (plateforme d’échange et de recherche sur les médicaments dérivés du sang et analogues recombinants).

→ https://ansm.sante.fr/actualites/tensions-en-wilfactin-privilegiez-le-recours-aux-alternatives-therapeutiques

15/04/2026Finastéride 1 mg : une attestation d’information partagée bientôt nécessaire pour toute dispensation

A partir du 16 avril 2026, la dispensation du finastéride 1 mg sera conditionnée à la présentation d’une attestation annuelle d’information partagée, cosignée par le médecin et le patient, en complément de l’ordonnance. Cette mesure s’appliquera pour toute initiation de traitement. Les patients déjà sous traitement disposent d’un délai supplémentaire : cette attestation sera exigée à partir du 16 juin 2026 pour les renouvellements.

→ https://ansm.sante.fr/actualites/finasteride-1-mg-une-attestation-dinformation-partagee-bientot-necessaire-pour-toute-dispensation

15/04/2026MEKTOVI (binimétinib)

Depuis l’arrivée du dosage 45 mg, 7 cas d’erreurs médicamenteuses ont été rapportés, le plus souvent liés à des erreurs de dispensation et à des confusions sur la posologie entre le 15 mg et le 45 mg. Les conséquences de ces surdosages peuvent être graves : cytolyse hépatique (destruction des cellules du foie), fatigue intense, nausées, décollement séreux rétinien (accumulation de liquide sous la rétine, pouvant entraîner une vision floue o u déformée), augmentation du taux de lipase dans le Plusieurs informations destinées aux pharmaciens, patients et médecins sont disponibles afin d'éviter toute confusion entre les dosages 15 et 45 mg.

→ https://ansm.sante.fr/actualites/mektovi-binimetinib-ne-confondez-pas-les-dosages-15-mg-et-45-mg

15/04/2026PADCEV (enfortumab vedotin)

Avis favorable au remboursement « en association avec le pembrolizumab, dans le traitement de première ligne des patients adultes atteints de carcinome urothélial non résécable ou métastatique et éligibles à une chimiothérapie à base de sels de platine ».

→ https://www.has-sante.fr/jcms/p_3345565/fr/padcev-enfortumab-vedotin

15/04/2026Flash Sécurité Patient – « Peau à peau et allaitement du nouveau-né à la maternité. La douceur n’exclut pas la vigilance »

A la suite de l’analyse des évènements indésirables graves associés aux soins (EIGS) survenus chez les nouveau-nés en 2025, la HAS a identifié certaines situations à risque lors de la pratique du peau à peau en salle de naissance ou de l’allaitement dans les maternités. En effet, il existe dans les deux cas des risques de malaise ou de chute du nouveau-né, en lien avec les modalités d’installation (obstruction des voies aériennes supérieures) et la fatigue des parents (endormissement). Bien que rares, ces évènements peuvent être graves et sont évitables.

→ https://www.has-sante.fr/jcms/p_3895285/fr/flash-securite-patient-peau-a-peau-et-allaitement-du-nouveau-ne-a-la-maternite-la-douceur-n-exclut-pas-la-vigilance

15/04/2026IQSS – Prise en charge des patients hémodialysés chroniques (DIA)

L’insuffisance rénale chronique terminale touche plus de 76 000 personnes en France. Parmi ces personnes, beaucoup recourent à l’hémodialyse. Traitement lourd, la dialyse est une condition à la survie des patients, la qualité de vie dépend de la qualité de la prise en charge. Les professionnels ont défini des éléments sur la qualité de la prise en charge des patients hémodialysés chroniques : dose de dialyse, suivi biologique et nutritionnel et évaluation de l’accès à la transplantation. Les indicateurs mesurent ces éléments.

→ https://www.has-sante.fr/jcms/c_2677037/fr/resultats-des-iqss-prise-en-charge-des-patients-hemodialyses-chroniques-dia

13/04/2026Parcours de soins sur les maisons de santé pluriprofessionnelles

Selon une étude Ifop pour l’association AVECsanté, près d’1 Français sur 2 estime que son suivi médical manque de coordination, et 3 sur 4 ont le sentiment de devoir eux-mêmes faire le lien entre les professionnels de santé. Une expérience qui explique le soutien massif au travail en équipe : 82 % des Français souhaitent voir se développer les Maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) sur leur territoire.

→ https://avecsante.fr/blog/presse/etude-ifop-et-parcours-de-soins-les-francais-ne-veulent-plus-dun-parcours-du-combattant/

10/04/2026Sarcoïdose pulmonaire

Ce protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) explicite aux professionnels concernés la prise en charge diagnostique et thérapeutique optimale et le parcours de soins d’un patient atteint de sarcoïdose pulmonaire. Il a été élaboré par le Centre de référence constitutif des maladies pulmonaires rares - OrphaLung à l’aide d’une méthodologie proposée par la HAS

→ https://www.has-sante.fr/jcms/p_3921776/fr/sarcoidose-pulmonaire