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Conciliation médicamenteuse

La conciliation des traitements médicamenteux est un processus interactif  et pluri-professionnel qui garantit la continuité des soins en intégrant à une nouvelle prescription les traitements en cours du patient.

L’iatrogénie médicamenteuse constitue un problème de santé publique. Elle concerne tous les secteurs de soins hospitaliers et ambulatoires et toutes les étapes du parcours de soins des patients.

« Les enquêtes françaises ENEIS menées en 2004 et 2009 ont montré que près de la moitié des évènements indésirables médicamenteux (EIM) graves étaient évitables. Or, de nombreuses études soulignent que les erreurs médicamenteuses surviennent principalement aux étapes de transition du parcours de soins du patient (entrée et sortie de l’établissement, transferts inter-services). Pour 47 à 67% des patients, une erreur ou une divergence interviendrait entre les traitements prescrits en ville et à l’hôpital et ces erreurs seraient responsables d’EIM graves dans 18 à 59% des cas. »

Instruction DGOS du 9 mars 2015 – Déploiement de la conciliation médicamenteuse

 La conciliation médicamenteuse vise donc à :

  • intercepter les erreurs médicamenteuses dues aux défauts d’informations entre l’exercice libéral et l’exercice hospitalier en favorisant le décloisonnement entre la ville et l’hôpital ;
  • sécuriser la prise en charge médicamenteuse du patient tout au long de son parcours de soins en améliorant la coordination entre les différents acteurs de la prise en charge ;
  • rendre plus efficient le parcours de soins en améliorant la pertinence des prescriptions.

Pour cela, elle doit être intégrée à un processus formalisé qui associe le patient et repose sur le partage d’informations et sur une coordination pluri-professionnelle.

La conciliation médicamenteuse s’inscrit dans les exigences de la règlementation actuelle en termes de management de la qualité de la prise en charge médicamenteuse en établissement (arrêté du 6 avril 2011), la certification (critères 20a et 20abis) et le contrat de bon usage.

La conciliation médicamenteuse fait également l’objet d’un projet international « High’5s/Med’Rec » de l’Organisation Mondiale de la Santé. Ce projet international, où sont engagés 7 autres pays (Australie, Allemagne, Pays Bas, Canada, Etats-Unis, Singapour, République de Trinité-et-Tobago), a pour objectif général la réduction, de façon pérenne et mesurable, des problèmes majeurs liés à la sécurité des patients. Il vise plus précisément à « évaluer la faisabilité et l’impact de solutions standardisées déployées au sein d’établissements volontaires » pendant 5 ans. En France, 9 établissements participent à ce projet : Hôpital Bichat – APHP,  CH de Lunéville, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, CHU de Grenoble, CH de Saint Marcellin, CHU de Nîmes, CH de Compiègne-Noyon, Clinique la Croix Blanche, CHU de Bordeaux.

D’autres établissements ont commencé également à déployer cette activité en dehors du cadre du projet High’5s.


Retrouvez les expériences présentées lors de la réunion thématique « Déployer la conciliation médicamenteuse » organisée par la DGOS (06/02/2015)


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