Veille de octobre 2026

26/10/2026Modification des conditions de prescription d’inhibiteurs de Janus kinase (JAKi) indiqués dans le traitement de maladies inflammatoires chroniques

À compter du 22/10/26, cinq médicaments inhibiteurs de Janus kinase (JAKi) indiqués dans le traitement de maladies inflammatoires chroniques en rhumatologie, gastro-entérologie, dermatologie et allergologie peuvent être prescrits initialement et renouvelés en ville par les médecins spécialistes concernés. Cette réévaluation des conditions de prescription par l’ANSM a été faite en concertation avec les conseils nationaux des professionnels de santé (CNP) et les associations de patients concernés. Elle permet de faciliter le parcours de soins des patients en supprimant le caractère obligatoire de la consultation hospitalière tout en assurant la sécurité du patient. Elle prend en compte l'expérience acquise sur le profil de sécurité de ces médicaments, ainsi que l’existence de mesures de surveillance renforcée et de mesures additionnelles de réduction des risques.

→ https://ansm.sante.fr/actualites/modification-des-conditions-de-prescription-dinhibiteurs-de-janus-kinase-jaki-indiques-dans-le-traitement-de-maladies-inflammatoires-chroniques

26/10/2026Tension d’approvisionnement en quétiapine LP

Des retards de fabrication affectent la disponibilité en quétiapine LP 50 mg à partir de la mi-octobre 2026. À ce stade, la date de retour à la normale des approvisionnements pour ce dosage n’est pas connue. La couverture en quétiapine LP 300 mg et LP 400 mg reste assurée. Pour les patients déjà traités par quétiapine 50 mg LP, l'ANSM met en place le dispositif d’encadrement des préparations magistrales de quétiapine à libération immédiate (LI), qui permet aux pharmaciens de les dispenser en remplacement du médicament prescrit lorsqu’il n’est pas disponible. Elle demande également aux médecins de ne pas initier de nouveau traitement par quétiapine LP 50 mg, sauf en cas d’épisode dépressif caractérisé dans le cadre d’un trouble bipolaire.

→ https://ansm.sante.fr/actualites/quetiapine-lp-50-mg-des-mesures-de-gestion-pour-faire-face-aux-nouvelles-tensions

26/10/2026Santé cardiovasculaire (feuille de route nationale)

La feuille de route nationale 2026-2030 pour la santé cardiovasculaire, qui décline la loi n° 2026-668 du 27 juillet 2026, vise à renforcer la prévention et le repérage précoce des maladies cardio-neurovasculaires, deuxième cause de décès en France. Elle s’appuie sur le rôle des pharmaciens d’officine, autorisés par la loi à mesurer la pression artérielle des patients dans une démarche de prévention. Parmi ses 36 actions figurent aussi la promotion de Mon Bilan Prévention, l’harmonisation de la mesure de la pression artérielle et la réévaluation des traitements chez les personnes âgées fragiles.

→ https://sante.gouv.fr/actualites-presse/presse/communiques-de-presse/article/sante-cardiovasculaire-la-france-se-dote-d-une-feuille-de-route-nationale-pour

26/10/2026L’Observatoire de la désinformation en santé

Face à la progression de la désinformation en santé, devenue une priorité de l’État, le ministère de la Santé a créé un Observatoire dédié. Chargé d’analyser et de contrer les fausses informations, il repose sur une veille quotidienne et un dispositif d’infovigilance en trois étapes (détecter, analyser, riposter), complétés par des actions de sensibilisation. Ses travaux s’appuient sur un Conseil scientifique indépendant, rattaché au Haut Conseil de la santé publique.

→ https://sante.gouv.fr/grands-dossiers/observatoire-de-la-desinformation-en-sante/

26/10/2026Préserver l’indépendance des professionnels de santé et maîtriser les effets de la financiarisation (plan d’action du gouvernement)

Le 13 octobre 2026, le Gouvernement a présenté un plan d’action en dix mesures pour préserver l’indépendance des professionnels de santé face à la financiarisation du secteur, qui touche notamment les laboratoires de biologie, l’imagerie et les officines. Ce plan mise sur l’accompagnement des professionnels en gestion et financement, sur une doctrine de gouvernance des sociétés d’exercice libéral, un renforcement du contrôle des ordres et un dispositif national d’alerte. Il prévoit aussi plus de transparence, avec un registre des participations et un observatoire national de la financiarisation, pour une mise en œuvre échelonnée entre fin 2026 et 2027.

→ https://sante.gouv.fr/actualites-presse/presse/dossiers-de-presse/article/plan-d-action-du-gouvernement-pour-preserver-l-independance-des-professionnels

26/10/2026Respect de l’ONDAM

(Avis du Comité d’alerte n°2026-3) - Autre - 21/10/2026Dans son avis du 21 octobre 2026, le Comité d’alerte juge que l’ONDAM 2026 sera respecté, avec une prévision ramenée à 273,3 Md€. Pour 2027, l’objectif de 278,7 Md€ (+2,0 %) repose sur 5,1 Md€ d’économies, notamment des baisses de prix sur les produits de santé. Le Comité émet toutefois des réserves sur les soins de ville, où le risque de dépassement est élevé en raison de la forte dynamique des médicaments, des dispositifs médicaux et des indemnités journalières, ainsi que de l’incertitude sur la réalisation de certaines économies. Il rappelle enfin que le déficit des hôpitaux publics reste une fragilité majeure.

→ https://www.securite-sociale.fr/files/live/sites/SSFR/files/medias/COMITE_D-ALERTE/2026/Avis-n-3-21.10.2026.pdf