Centres experts de prévention et de prise en charge de l’iatrogénie médicamenteuse (CEPPIM)

En France, les effets indésirables médicamenteux sont à l’origine d’environ 212 500 hospitalisations par an, dont 16 % sont considérées comme évitables (étude IATROSTAT, réseau des CRPV, 2018). Pour réduire ce risque, l’ARS Île-de-France et l’OMEDIT Île-de-France accompagnent la création de centres experts dans la région.

Qu’est-ce qu’un CEPPIM ?

Un CEPPIM est un hôpital de jour qui propose une prise en charge pluridisciplinaire et programmée aux patients exposés à un risque iatrogène élevé : polymédication, fragilité, traitements complexes, difficultés d’observance. Le dispositif ne se limite pas aux personnes âgées.
Au cours d’une même journée, le patient rencontre plusieurs professionnels : au minimum un médecin, un pharmacien et un troisième professionnel, selon ses besoins. L’équipe se concerte puis formule des propositions d’optimisation du traitement. Ces propositions sont transmises au médecin traitant et au pharmacien d’officine.
Le CEPPIM vient en appui des professionnels de premier recours, sans se substituer à eux.

Un modèle déjà mis en œuvre

Ce modèle s’inspire du CEPRIM (Centre d’évaluation et de prévention du risque iatrogène médicamenteux) du CHU de Nîmes. Depuis 2025, il est déployé en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse, à l’initiative des ARS et de l’OMéDIT PACA-Corse.

Le déploiement en Île-de-France

Questions fréquentes

Puis-je adresser un patient dès maintenant ?
Non. Les centres sont en cours de mise en place. Cette page sera mise à jour à leur ouverture.

Quels patients sont concernés ?
Toute personne exposée à un risque iatrogène élevé. Chaque centre précisera ses critères d’éligibilité.

En quoi un CEPPIM diffère-t-il de la conciliation médicamenteuse ou du bilan partagé de médication ?
La conciliation médicamenteuse intervient lors d’une hospitalisation. Le bilan partagé de médication est réalisé par le pharmacien d’officine. Le CEPPIM réunit plusieurs professionnels sur une même journée pour les situations les plus complexes. Il complète ces dispositifs, il ne les remplace pas.

Quel est le lien avec les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) ?
Les effets indésirables repérés lors de la prise en charge sont déclarés au CRPV. Les équipes peuvent aussi solliciter son expertise, notamment pour évaluer l’imputabilité d’un médicament. Les centres franciliens travailleront avec les CRPV de leur territoire.

Pour aller plus loin